L’intersection de la culture et de la santé mentale

La santé mentale n’était pas un sujet de conversation en grandissant; en fait, c’était un sujet tabou. Même après tout ce temps et la conversation médiatique sur la santé mentale, il y a un sentiment de honte et d’humilité qui pèse lourdement dans la salle lorsque je parle de santé mentale et de maladie mentale.

Fait intéressant, il y a un contraste notable de santé mentale sur mon fil de médias sociaux et avec mes amis par rapport aux conversations (ou au manque de conversations) qui ont lieu à la maison. J’ai vu des messages, des histoires et des légendes qui plongent dans les défis et les victoires personnels de quelqu’un, ainsi que des messages éducatifs et des ressources en ligne. Nous avons également discuté de ces sujets dans mes conférences et dans les forums de classe.

L’amélioration de la santé mentale est un sujet de discussion et d’action depuis un certain temps. Cependant, une grande partie de ce que nous savons et de ce que nous pratiquons est basée sur des valeurs et des perspectives occidentales. Les ressources adaptées aux différents groupes semblent rares. Le manque de spécificité et de directivité se traduit à son tour par une diminution de l’efficacité et de la puissance des thérapies établies. Dans l’ensemble, il faut accorder plus d’attention à l’intersection de la culture et de la santé mentale.

Je suis un Canadien de deuxième génération. Bien que je sois entouré par la culture occidentale qui se concentre sur l’individu, j’ai également grandi avec des liens solides avec la maison, où l’accent était mis sur la communauté et la famille. La façon dont nous communiquons et percevons l’information, ainsi que la façon dont nous nous exprimons et comprenons notre identité, est susceptible de varier d’une culture à l’autre. En conséquence, une approche occidentale pour améliorer la santé mentale ne s’alignera pas toujours bien entre les différents groupes. Il est important de le reconnaître lorsqu’il s’agit de comprendre les différences dans les comportements de recherche de santé et d’interagir avec les autres pour trouver des solutions.

La stigmatisation et la honte sont souvent des sources courantes de tension et de conflit intérieur qui surviennent en matière de santé mentale. Les personnes peuvent être peu susceptibles ou réticentes à demander de l’aide en raison de la pression exercée par des personnalités extérieures (par exemple, famille, amis). La honte peut être enracinée dans une tentative de préserver la dignité, la confiance et/ou la réputation. En conséquence, ces sentiments ne s’excluent souvent pas mutuellement avec la honte, la désapprobation et/ou le rejet de la part des proches et des membres de la communauté.

Les différences culturelles peuvent entraîner des déséquilibres de pouvoir entre les professionnels de la santé et les patients. Par exemple, les professionnels de la santé peuvent mal interpréter ou ignorer certains aspects d’une interaction, ce qui entraîne un surdiagnostic ou un sous-diagnostic. Une meilleure compréhension de la culture et de la perspective pourrait être essentielle pour assurer un équilibre des pouvoirs dans la relation et éviter les erreurs (par exemple, les préjugés, les stéréotypes). Il faudrait mettre davantage l’accent sur la diversité culturelle lors de l’examen de la relation thérapeutique entre le prestataire et le patient.

Pour résumer les bases, il ne s’agit pas toujours de « qui sait le mieux » ou « qui est sur le terrain depuis le plus longtemps », mais de quelqu’un qui peut comprendre les défis et les préoccupations. Comme tout le reste dans le monde, la santé mentale est multidimensionnelle et ne doit pas être considérée comme « une taille pour tous ». Disposer d’outils conceptuels et de structures en accord avec les différents groupes est nécessaire pour travailler vers des solutions durables.

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À propos de Leanna Lui

Leanna MW Lui, HBSc, a obtenu une maîtrise en santé mondiale HBSc à l’Université de Toronto, où elle est maintenant candidate à la maîtrise. Ses intérêts incluent les troubles de l’humeur, l’économie de la santé, la santé publique et les applications de l’intelligence artificielle. Dans ses temps libres, elle est escrimeuse avec l’équipe d’escrime universitaire de l’Université de Toronto et la Fédération canadienne d’escrime.

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